Autres formes d’accessibilité au public

Outre la mise en ligne, il existe d’autres manières de faire connaître la succession du grand public. En voici un aperçu, assorti de quelques conseils et astuces :

Expositions

Un moyen classique de faire connaître une succession (artistique) est d’organiser des expositions. Avant de vous lancer, demandez-vous si vous disposez des connaissances nécessaires. Si tel n’est pas le cas, envisagez de travailler avec un musée, une galerie ou d’autres partenaires pour renforcer ou compléter vos capacités.

Vous trouverez sur le site « Kunstwerkt » divers conseils et astuces pour organiser une exposition.

Événements

Vous pouvez aussi organiser toutes sortes d’événements autour d’une succession artistique, par exemple une conférence d’artiste, une journée d’inspiration ou un workshop créatif. C’est l’occasion de mettre en lumière non seulement le travail de l’artiste, mais aussi les autres composantes de sa succession artistique. À cette fin, vous pouvez collaborer avec des écoles d’art, des académies ou des écoles supérieures.

Consultez aussi la page « Collaborations » pour des conseils et astuces concernant l’organisation d’expositions et d’événements.

Succession artistique des artistes Jadran Sturm et Åsa Lie

Dans le cadre du projet pilote de « Nalatenschappen Kunstenerfgoed » [Successions du patrimoine artistique] autour de la succession du tandem d’artistes Jadran Sturm et Åsa Lie, la fondation organise différents workshops de présentation et d’activation avec les participant·es de quelques œuvres clés.

Publications

La recherche est un volet important des activités d’une succession artistique. Les chercheur·euses peuvent non seulement vous aider à en dresser l’inventaire, mais aussi à la faire connaître à un public plus large, par exemple par une publication. Travaillez en collaboration avec le monde universitaire.

Les productions des chercheur·euses ne se limitent pas à la rédaction d’une biographie ou d’un catalogue raisonné. Envisagez aussi d’autres axes ou disciplines appropriés pour des recherches, comme une étude sous l’angle de l’histoire de l’art, sur la conservation-restauration, sur les aspects socioculturels de la succession, etc.

Succession artistique Ado Hamelryck (1941-2024)

Dans le prolongement du projet pilote de « Nalatenschappen Kunstenerfgoed » autour de la succession de l’artiste plasticien Ado Hamelryck, un étudiant stagiaire a développé des dossiers pédagogiques destinés à des cours d’éducation artistique ou de philosophie. Ces dossiers font le lien avec l’œuvre d’Ado Hamelryck et les diverses techniques qu’il a appliquées.

Oevres d'art Ado Hamelryck. Photo: CKV (2024).

Environnement

Renseignez-vous sur ce qui est organisé en matière d’art et de culture dans votre environnement. Peut-être y a-t-il une cellule patrimoniale (Erfgoedcel) qui organise tout au long de l’année des événements auxquels vous pourriez participer, comme des journées « atelier ouvert » ou une journée du patrimoine. Ou peut-être que l’atelier de l’artiste pourrait être intégré dans une balade dans la ville ou un circuit vélo. D’autres partenaires locaux sont également susceptibles d’organiser des événements culturels intéressants pour mettre en valeur la succession artistique. Pensez donc à vérifier les possibilités existantes dans votre ville ou commune. L’avantage est que votre activité sera intégrée dans une campagne publicitaire existante, ce qui attire plus de public.

Succession artistique de Luk Van Soom

Aux alentours de Rijkevorsel, trois itinéraires cyclables passent devant des œuvres de l’artiste plasticien Luk Van Soom, dispersées sur plusieurs communes de Campine. Ces itinéraires proposent de découvrir l’histoire de chacune de ces œuvres tout en faisant du sport. La cellule patrimoniale de Campine du Nord (Erfgoedcel Noorderkempen) fait la promotion de ces itinéraires, entre autres, au moyen d’une brochure et d’une page Web contenant toutes les informations.

Interviews/ podcasts

Outre le volet matériel d’une succession artistique, il y a aussi sa part immatérielle: l’expertise, le vécu et/ou les connaissances de l’artiste qu’on ne trouvera pas dans son œuvre ou ses archives. Pour situer et mettre en perspective cette succession immatérielle, on peut mener des entretiens avec l’artiste sur sa vie et sa pratique artistique. On peut aussi en parler avec sa famille, ses ami·es, ses connaissances ou des spécialistes. Le matériau recueilli lors de ces entretiens peut être diffusé de différentes manières, par exemple, sous la forme d’un enregistrement d’interview, d’un documentaire ou d’un podcast, qui offriront une vision différente de la vie et de l’œuvre de l’artiste.

Consultez la page « Succession immatérielle » pour plus d’infos.

Résidences

Si l’(ancien) domicile/atelier de l’artiste est conservé ou si la succession artistique dispose de suffisamment de moyens, on peut mettre sur pied des résidences, c’est-à-dire inviter d’autres artistes à se laisser inspirer par la succession artistique.

Fondation Walter & Nicole Leblanc 

À Bruxelles, la Fondation Walter et Nicole Leblanc invite des artistes à dialoguer avec la succession de l’artiste Walter Leblanc (1932-1986). Cette initiative permet de mettre en lumière de nouvelles facettes et découvertes concernant son héritage artistique. Ce dialogue peut se cristalliser sous la forme d’une exposition, d’une conférence ou encore d’une recherche.

Ce ne sont là que quelques idées pour faire connaître une succession artistique à un large public. Il y en a bien d’autres manières encore, comme l’appli FAAM ou l’appli Erfgoedapp du FARO, les initiatives Atelier in Beeld et Kunst in huis, etc.

Laissez-vous inspirer et laissez libre cours à votre créativité !

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Sources intéressantes :

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